L’honorable Scott Brison, délégué du conseil, BMO Gestion de patrimoine, s’est récemment entretenu avec Frank Baylis, coprésident de Baylis Medical Technologies, dans le cadre d’un dîner-causerie de BMO organisé en partenariat avec Medtech Canada et AdvaMed. Ce dîner-causerie a réuni des chefs de la direction et des chefs de file du secteur des technologies médicales.


Entrepreneur, ingénieur et ancien député canadien, Frank Baylis mène une carrière hors du commun qui allie politique publique, entreprise privée et équité sociale. M. Baylis dirige activement des initiatives visant à moderniser le système de soins de santé du Canada, à promouvoir l’innovation en IA et en technologie et à soutenir la prochaine génération d’entrepreneurs.


Écoutez leur conversation (en anglais seulement):


Voici un résumé de leur conversation.


Les leçons de sa mère


Gloria, la mère de M. Baylis, a fondé Baylis Medical en 1986. Elle n’avait aucune source de financement externe, aucun réseau d’amis ou de parents fortunés, et le capital-risque n’existait pas au Canada à l’époque. Malgré tout, elle a pris la décision de créer une société d’importation et de revente d’appareils médicaux de pointe (la société s’est depuis orientée sur la recherche et le développement de produits à l’interne).


« Elle a lancé Baylis Medical en 1983 dans sa maison et l’a constitué en société en 1986. Je me suis jointe à elle en 1989, puis mon partenaire d’affaires, Kris Shah, est arrivé immédiatement après, a déclaré M. Baylis. Nous avions certains principes directeurs qui étaient les siens. Nous ne les avons jamais abandonnés, même aujourd’hui. Nous avons grandi, bâti, vendu certaines parties, mais nous avons toujours conservé ces principes directeurs et sa vision. Cela n’a jamais changé. »


Les qualités d’un solide partenariat entrepreneurial


M. Baylis et M. Shah, qui partagent les fonctions de coprésident à Baylis Medical, entretiennent un partenariat entrepreneurial depuis 45 ans. C’est pourquoi M. Baylis a une compréhension unique des caractéristiques qui mènent à un succès durable.


« C’est comme n’importe quelle relation solide, indique M. Baylis. Si vous n’avez pas de respect mutuel, si vous n’ajoutez pas tous les deux de la valeur, si vous n’êtes pas fondamentalement cohérents, cela ne fonctionnera pas. Vous avez besoin de quelqu’un qui vous complète. Vous devez connaître vos forces et vos faiblesses. Et si vous croyez n’avoir aucune faiblesse, vous mentez à vous-même et vous ne trouverez pas un bon partenaire. »


Dans leur cas, l’expertise technique et les compétences organisationnelles de M. Shah compensent le sens aigu des ventes de M. Baylis. Cela a été utile lorsque M. Baylis s’est retiré de l’organisation pour entrer dans le monde de la politique.


« C’est une très bonne chose qu’il ait pris la relève, car à mesure que l’entreprise a pris de l’expansion, elle est devenue une autre entreprise, a-t-il dit. Lorsque vous passez de 50 à 250 personnes, vous ne pouvez pas gérer les choses comme avant. Lorsque vous atteignez 1 000, cela change de nouveau. Je crois que Kris a apporté plus de structure, ce dont nous avions besoin à mesure que nous devenions de plus en plus grands.


Conseils à une version plus jeune de lui-même et à d’autres


Soulignant la facilité avec laquelle il réussissait à l’école, M. Baylis a déclaré qu’il ne s’est pas toujours donné à fond. Mais il a gardé cette leçon à l’esprit tout au long de sa carrière dans les affaires.


« La seule chose fondamentale que je ferais différemment, c’est que je m’investirais davantage dans tout ce que je fais, a affirmé M. Baylis. Je m’efforce de me responsabiliser. Peu importe ce qu’on choisit de faire, il faut le faire – mais vraiment bien, en allant jusqu’au bout. Il ne faut pas faire les choses à moitié. »